Prise de fonction de Mgr François Sylla comme Archevêque métropolitain de Conakry
Le Saint-Siège a annoncé officiellement la nomination de Mgr François Sylla comme 5e Archevêque métropolitain de Conakry, succédant à Mgr Vincent Coulibaly dont la démission pour raisons de santé a été acceptée par le pape Léon XIV. Mgr Sylla, jusqu'alors Archevêque coadjuteur depuis mai 2024, prend immédiatement la pleine responsabilité pastorale et administrative de l'Archidiocèse.
Lire l'article complet →Dix jours de formation biblique et humaine. L'Archidiocèse de Conakry organise, du 30 juillet au 9 août 2026 à Kindia, la Session de Formation Biblique et Humaine, placée cette année sous le thème « Il est vivant ». Pendant dix jours, jeunes et participants venus des différents doyennés se retrouveront pour approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu et grandir, humainement et spirituellement, à la lumière du Christ ressuscité.
Réunies en différé du 5 au 7 juin 2026 à Mamou en raison des actualités électorales, 570 femmes de l'archidiocèse de Conakry ont célébré leur 21ème fête diocésaine. Autour de leur slogan « Prière - Unité - Service », ces fidèles ont partagé trois jours de spiritualité, de communion et d'échanges, couronnés par un appel vibrant de l'archevêque à guider la jeunesse face aux défis des réseaux sociaux.
Un rassemblement fraternel placé sous le signe de la Visitation
« Femmes catholiques. Prière - Unité – Service » C'est avec ce slogan que plusieurs femmes de l'archidiocèse de Conakry vivent leur foi.
Tenue traditionnellement le 31 mai de chaque année, en la fête de la Visitation, la 21ème édition de la fête diocésaine des femmes catholiques de l'archidiocèse de Conakry a été célébrée en différé du 5 au 7 juin 2026 pour des raisons d'élections législatives et communales dans le pays. Organisé à Mamou, une ville située à plus de 260 km de Conakry, la capitale, appelée la « ville carrefour », en la paroisse Immaculée Conception (érigée le 5 août 1948), ce rassemblement a connu la participation de 570 femmes.
Objectif
Ce rassemblement a pour objectif de réunir les femmes catholiques au sein d'une paroisse afin de prier pour elles-mêmes et pour le pays, et de partager ensemble les joies et les peines à tous les niveaux, comme l'a fait la Vierge Marie à l'annonce de la grossesse de sa cousine Élisabeth par l'ange Gabriel (Luc 1, 39-42).
La fraternité des femmes, répartie dans les paroisses de l'archidiocèse, organise plusieurs activités allant dans le sens de l'épanouissement des femmes catholiques et de l'auto-prise en charge.
Au cours de ce rassemblement annuel, plusieurs activités ont été menées afin de renforcer les liens, notamment : la récitation du rosaire, une conférence animée par le vicaire de la paroisse, le Père William Gbeto, sur le thème de l'année pastorale « Il t'appelle », le carnaval et la messe.
La présence des autorités locales et religieuses a donné une signification majeure à ce rassemblement.
L'appel de Monseigneur François Sylla : « Faites de vos foyers des écoles de prière »
L'archevêque métropolitain, Mgr François Sylla, aux côtés de ces femmes depuis 3 jours, a profité de son homélie du dernier jour pour exhorter les fidèles à la foi et à l'action :
« Soyez des femmes de foi profonde et de courage évangélique. Je voudrais vous exhorter à faire de vos foyers de véritables écoles de prière, d'éducation. Instaurez, autant que possible, la prière quotidienne en famille. Chaque jour, confiez au Seigneur vos joies comme vos peines. Et étant exposés aujourd'hui aux conséquences des réseaux sociaux, vos enfants ont besoin de repères solides, d'une conscience formée et éclairée par l'Évangile afin de discerner ce qui est bon de ce qui est mauvais. Marie est notre modèle par excellence. »
Cap sur 2027 : le flambeau passe à la communauté anglophone
À la fin de la messe, le flambeau a été remis des mains de l'archevêque à la communauté anglophone, désignée pour organiser la prochaine édition du rassemblement des femmes catholiques sous les voûtes de la première chapelle de l'archidiocèse de Conakry, la paroisse Saint-Antoine de Padoue, dans les jardins de l'archevêché.
Rendez-vous en 2027.
Mgr François Sylla présente la première encyclique du Pape Léon XIV sur l'intelligence artificielle
Le jeudi 28 mai 2026, à l'Archevêché de Conakry, Mgr François Sylla, Archevêque de Conakry, a présenté aux fidèles guinéens la première Lettre Encyclique du pape Léon XIV, intitulée « Magnifica Humanitas » (Magnifique Humanité), publiée le 25 mai 2026 — Lundi de la Pentecôte — lors de la fête de la Vierge Marie, Mère de l'Église.
Consacrée à à la protection de la personne humaine à l'ère de l'intelligence artificielle, cette encyclique en cinq chapitres s'inscrit dans la continuité de Rerum Novarum de Léon XIII (1891), dont elle marque le 135e anniversaire. Comme Léon XIII avait répondu aux défis de la révolution industrielle, Léon XIV actualise les principes de la doctrine sociale de l'Église face aux bouleversements de l'IA.
L'encyclique s'ouvre sur une image saisissante : « La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd'hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l'humanité habitent ensemble. » (n. 1). À travers ses cinq chapitres, le Pape défend les principes de la doctrine sociale — bien commun, subsidiarité, solidarité, justice sociale — comme remparts contre un usage de l'IA sans conscience ni discernement. Il rappelle que l'IA, dépourvue de conscience et de valeurs humaines, ne doit jamais se substituer à l'intelligence humaine. Citant Rabelais : « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »
Le dernier chapitre appelle à une civilisation de l'amour fondée sur la justice, la fraternité et le dialogue, pour contrer les risques de déshumanisation liés à l'IA dans les conflits armés. La conclusion invite à être des « artisans d'espérance », à l'image de Marie qui sut contempler l'œuvre salvatrice de Dieu.
12e congrès de l'Union Régionale des Prêtres de l'Afrique de l'Ouest : Conakry accueille les prêtres de la sous-région
Conakry est devenue, du 10 au 18 juin, le cœur battant de l'Église catholique ouest-africaine. Pour la première fois de son histoire, la République de Guinée accueille le congrès de l'Union Régionale des Prêtres de l'Afrique de l'Ouest (URPAO). Réunissant près de 50 prêtres venus de 16 pays, cette 12ème édition s'est ouverte solennellement au Palais du Peuple sous le signe de la synodalité, de la fraternité et du leadership responsable, en présence de hautes personnalités religieuses et politiques, dont le Premier ministre guinéen.
Une mobilisation inédite de 16 pays
Une grande première en République de Guinée ! C'est dans une ambiance de fraternité et de convivialité que s'est déroulée la cérémonie d'ouverture de la 12ème édition du congrès de l'Union Régionale des Prêtres de l'Afrique de l'Ouest (URPAO).
Pour cet appel annuel mémorable, 16 pays de la sous-région (dont des pays lusophones, francophones et anglophones) ont répondu favorablement, mobilisant près de 50 prêtres. C'est ainsi que le Seigneur nous le recommande dans le livre des Actes des Apôtres 4, 32 :
« La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. »
Rappelons que les objectifs fondamentaux de l'URPAO s'articulent autour de quatre axes majeurs : promouvoir la fraternité sacerdotale, encourager la pastorale d'ensemble, éveiller un leadership responsable, et soutenir la synodalité.
Une ouverture solennelle au Palais du Peuple
Le ton de cette rencontre, qui se tient du 10 au 18 juin à Conakry, a été donné sous les voûtes de la salle des congrès du somptueux Palais du Peuple. Les participants se penchent cette année sur un thème central : « De la Fraternité africaine à une Église synodale en Afrique : Défis et opportunités pour un leadership responsable ».
Cet événement d'envergure a réuni un parterre diversifié de personnalités : des représentants religieux de la Guinée, les évêques de Guinée et de Sierra Leone, des prêtres, des laïcs, ainsi que des figures politiques de premier plan, à l'image du Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah.
Lors du lancement, la culture locale était à l'honneur. Revêtus du tissu traditionnel « Made in Guinea » confectionné par des artisans locaux, les délégués ont fièrement représenté leurs nations respectives lors d'un défilé des drapeaux sur scène.
Des discours ancrés dans l'engagement et l'action
L'Archevêque métropolitain de Conakry, s'exprimant au nom de la Conférence Épiscopale de Guinée, a rappelé les ambitions de ce rendez-vous :
« L'Église en Afrique de l'Ouest s'engage résolument sur la voie de la synodalité, invitant à une fraternité renforcée et à une écoute attentive de toutes les voix pour relever les défis contemporains. Le chemin synodal est perçu comme une opportunité de valoriser les riches contributions spirituelles et humaines du continent, tout en œuvrant activement pour la paix, la justice sociale et le développement intégral face aux inégalités, aux divisions et aux conflits qui marquent la région. »
Le Père Aloyse Sene, Président régional de l'URPAO, a quant à lui insisté sur la transition vers le concret :
« Il est impératif de passer d'une fraternité africaine théorique à une Église synodale vécue, grâce à un leadership missionnaire capable de transformer les crises en opportunités. »
Le Premier Ministre, Amadou Oury Bah, parlant au nom des autorités politiques, a réitéré le soutien de l'État à la communauté catholique de Guinée et aux congressistes :
« Le gouvernement guinéen réaffirme son soutien et son hospitalité envers les instances religieuses régionales. À travers cette allocution, les autorités soulignent l'importance de la courtoisie républicaine et marquent la reconnaissance officielle d'un événement ecclésiastique d'envergure ouest-africaine à Conakry. »
C'est dans cette atmosphère chaleureuse et porteuse d'espoir que s'est clôturée cette magnifique cérémonie d'ouverture.
Repères historiques
L'URPAO est née de la volonté des prêtres diocésains de l'Afrique de l'Ouest de créer un cadre de solidarité et de concertation au-delà des frontières coloniales et linguistiques, regroupant les pays francophones, anglophones et lusophones de la région.
Inspirée par la dynamique du Conseil des Conférences Épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM) et de la CERAO (Conférence Épiscopale Régionale de l'Afrique de l'Ouest), l'union organise régulièrement des congrès itinérants pour fortifier les liens entre le clergé local et réfléchir aux réalités pastorales propres au continent.
Conakry : clôture en apothéose de la première édition du Congrès Eucharistique
L'archidiocèse de Conakry a vibré, trois jours durant, au rythme de la toute première édition de son Congrès Eucharistique. Organisé par le Renouveau Charismatique Catholique, cet événement spirituel majeur a rassemblé de nombreux fidèles au cœur de la somptueuse Cathédrale Sainte-Marie, tous unis par une profonde quête de foi.
Trois jours de ferveur et de doctrine
Initié quelques jours après la solennité du Corps et du Sang du Christ (la Fête-Dieu), ce congrès pionnier a proposé un programme dense : prières intenses, enseignements théologiques, temps de louanges et célébrations eucharistiques.
Pour cette grande première, les organisateurs ont choisi un thème central ancré dans l'Évangile selon Saint Jean (6, 56) :
« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. »
Des fidèles outillés pour un renouveau spirituel
Au sortir de ces trois journées d'immersion, les participants affichent une foi manifestement revigorée. Les différents enseignements ont permis de réaffirmer les fondements de la doctrine chrétienne.
« Grâce à ces partages, je mesure pleinement aujourd'hui la force spirituelle et la portée divine de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie », confie avec émotion une participante.
Au-delà du recueillement, ce congrès s'est voulu pragmatique. Les fidèles y ont trouvé les outils nécessaires pour mieux adorer le Christ vivant, tout en étant édifiés sur les attitudes et les dispositions à adopter au quotidien ainsi que durant l'exposition du Saint-Sacrement.
L'appel de l'Archevêque : rester fidèle au « Bon Berger »
Après avoir officiellement lancé les hostilités lors de la messe d'ouverture, l'archevêque métropolitain, Mgr François SYLLA, a chaleureusement salué cette initiative. Face au succès de l'événement, le prélat a émis le souhait ardent de voir ce Congrès Eucharistique s'ancrer durablement dans la tradition diocésaine.
Lors de son homélie, l'Archevêque a toutefois partagé une réflexion percutante, en s'appuyant sur les écrits du Cardinal Sarah. Il a pointé du doigt une certaine incohérence dans la vie de nombreux croyants :
« Le dimanche, les chrétiens chantent avec joie et émerveillement, Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Le lundi matin, dès que les difficultés surgissent, le réflexe change. On oublie le Berger, celui qui guide et comble tout manque, pour aller chercher des solutions ailleurs. »
À travers ce rappel, le prélat a invité les fidèles à une cohérence de foi, les exhortant à faire confiance au Christ en toutes circonstances, et pas seulement les jours de fête.
« Une chance pour l'Église »
Rappelant les mots historiques du Pape Jean-Paul II, selon lesquels « le Renouveau charismatique est une chance pour l'Église », la responsable diocésaine du mouvement, Madame Karine Diallo, a décliné les ambitions futures.
Selon elle, l'objectif premier est d'amener le peuple de Dieu à expérimenter activement le mystère de l'Eucharistie. Espérant que cette édition pionnière portera des fruits abondants et durables, elle ouvre d'ores et déjà la voie à une prochaine édition très attendue.